Double cahier Labiso
Périodique N°73
Les Centres de Service Social autonomes wallons
Aide alimentaire: dépasser le local ou l'histoire cachée d'un colis alimentaire

Sommaire



 
 
L’aide alimentaire, un sujet qui sort de l’ordinaire, qui n’est pas à la mode. Un sujet pourtant qui préoccupe depuis longtemps les cinq Centres de Service Social autonomes du secteur privé en Wallonie. Qu’ils pratiquent ou non l’aide alimentaire, tous sont confrontés aux difficultés de leurs usagers de se nourrir correctement avec un budget de plus en plus corseté. Ils ont lancé une large réflexion sur ce thème. Une réflexion qui mérite qu’on s’y attarde tant elle interroge le cœur du travail social et les rôles respectifs des pouvoirs publics et de l’associatif.

Chapitre 10 : L’aide alimentaire peut-elle nourrir le travail social ?

Publication inédite (édition in extenso). Langue : français.
Date de publication : 01/03/2007
Etat d'avancement du travail : Terminé.

Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE

Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 10/12/2008 à 11:29
Dernière modification : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 10/12/2008 à 12:22
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Publication de la page : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 10/12/2008 à 11:47
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L’aide alimentaire peut-elle nourrir le travail social ?

En guise de conclusion, ce texte, dans lequel son auteur, Philippe Degimbe, coordinateur du Centre de service social de Charleroi (Promotion Famille), et par ailleurs professeur à l’Institut supérieur des sciences humaines appliquées, aborde les différentes réflexions soulevées dans ce cahier Labiso et interpelle le politique.

Scène quotidienne dans un service social généraliste

- L’usager (l’air un peu gêné) : ... Bonjour
L’assistant social (l’air débordé) : Bonjour
- L’usager (l’air gêné) : Puis-je avoir un colis alimentaire ?
L’assistant social (l’air embarrassé) : Euh ... oui, voilà
- L’usager (l’air honteux) : Merci
L’assistant social (l’air honteux) : De rien. Bon courage

Rarement « rideau » !

Note de l’auteur : le mot « merci » vient de l’expression « je suis à votre merci ! ». Cette locution s’emploie dans une situation où l’on dépend entièrement de quelqu’un[1].
NB : cette scène quotidienne peut se reproduire régulièrement. Seules les émotions peuvent alors varier, l’air un peu gêné laissant la place petit à petit à un air habitué.

Aide alimentaire : travail social ?

Depuis les années ’70, pendant la crise, sont réapparues en force les pratiques d’aide alimentaire comme réponse aux difficultés matérielles et financières dans lesquelles étaient plongées de plus en plus de personnes. Bénévoles, associations caritatives et services sociaux généralistes ont relevé leurs manches pour apporter cette réponse aux problématiques complexes rencontrées par ces personnes en situation de précarité[2].
Immergeant les personnes dans des conditions de vie très précaires et les contraignant à une vie au jour le jour, des rentrées financières trop limitées, irrégulières ou « mal » utilisées les contraignaient à pousser la porte des services sociaux pour demander une aide pour des besoins primaires comme se nourrir et se chauffer. Ce type d’aide continue à exister, avec une recrudescence des demandes (surendettement, travailleurs précaires ...) et de l’éclairage médiatique (campagne Delhaize).

Les services sociaux généralistes, de par leur approche globale de la personne et leur implantation dans des quartiers défavorisés, ont toujours été en contact direct avec des personnes rencontrant des difficultés financières et matérielles. Il n’est pas étonnant que des réponses diverses (plan de paiement, aide alimentaire, boutique de seconde main, épicerie sociale, lavoir, guidance budgétaire ...) ont été proposées à partir de ces lieux et cela bien avant la mise sur pieds des services de médiation de dettes. Dans notre société hypercomplexe de consommation, est-ce un hasard si les « problèmes d’argent » n’étaient pas perçus comme une problématique sociale nécessitant un traitement spécifique ?

Le travail social nourrit aussi des rapports complexes avec les problèmes liés à l’argent. Dans une échelle de valeurs où l’aide relationnelle et psychologique est au sommet, l’intervention autour des difficultés financières et matérielles est présentée, sinon de manière péjorative, tout au moins accessoire et peu valorisante dans la profession. C’est comme si ce travail se limitait soit à de la pitié soit à du contrôle.
Alors, entre la Banque alimentaire, renvoyant à des pratiques assistancielles, et la gestion autoritaire du budget de la personne, réduisant l’intervenant social à un administrateur de biens (sans mandat ...), y a t-il une place pour un véritable travail social ? Plus particulièrement, l’aide alimentaire est-elle un ingrédient « comestible » en travail social ? Y a t-il moyen de faire du travail en délivrant des aides alimentaires ?

L’aide alimentaire consiste donc à donner aux personnes dites « nécessiteuses » un colis de nourriture pour les aider à terminer le mois ou offrir régulièrement un apport complémentaire. Cette pratique de don a suscité peu de réflexion en travail social. Le don est de l’assistance charitable. La charité n’est pas du travail social, que diable ! Pourtant, nous, travailleurs sociaux qui faisons au quotidien de l’aide alimentaire, prenons enfin la plume pour oser parler de cette pratique « honteuse ».

La honte occupe, en effet, une place importante dans les pratiques sociales tournant autour de l’aide alimentaire.

L’usager, bien sûr, ressent de la honte, offrant à l’assistant social et à la société une image très négative de lui-même, mettant en scène son histoire où il joue le rôle d’une personne déchue, qui n’a pas trouvé de réponse à la situation malheureuse qui le touche. Sur la pauvreté matérielle, se greffent souvent culpabilité, sentiment de perte d’identité et d’exclusion, de désespoir et de renfermement sur soi. Le service offert le pousse à tendre la main, demander une aide en croisant les doigts.

Mais l’assistant social se sent aussi honteux. Elles sont loin, les belles idées méthodologiques qui doivent l’inviter à mettre la personne comme sujet de l’intervention, s’adresser à ses compétences, développer une relation où la personne pourra nourrir une image plus valorisante d’elle-même, participer au processus d’intervention et redevenir acteur.
La relation de travail social est teintée par le seul fait qu’il y ait une possibilité d’obtenir une aide matérielle gratuite (le colis alimentaire). L’assistant social est donc investi de nombreuses attentes et de pouvoir qui peuvent cristalliser la relation aidant-aidé. La position haute est détenue par l’assistant social qui décidera si le gueux[3] a droit à cette aide. Bref, derrière la belle intention d’aider se cache ce face-à-face entre classe dominante et dominée. Non content de souligner cette différence, le don peut définir la relation et les rôles. L’offre que le service propose crée la demande, définit dès le départ le contexte de la rencontre, influence la définition du problème, du discours de la demande et fige la relation. Il sera difficile, pour l’usager, de sortir de cette position basse pour reprendre un rôle d’acteur.

Les multiples formes de dépannage, au-delà de l’aide immédiate apportée, ont également pour effet de constituer une classe d’exclus, une classe de gens qui ne peuvent plus construire leur relation à la société et leurs demandes de services autrement qu’en intériorisant une image d’eux-mêmes d’exclus.[4]

Au-delà des aspects relationnels et méthodologiques, la raison première du « colis alimentaire », celle de nourrir, pose aussi question. Il suffit de regarder de près le contenu d’un colis alimentaire pour s’apercevoir qu’il est difficile de se nourrir avec ce qu’on reçoit de la Banque alimentaire, du Birb et des produits européens. Si on accepte l’idée que les personnes qui demandent une aide alimentaire sont à court d’argent et de nourriture pour « terminer » le mois, on peut se poser réellement la question de l’utilité des colis alimentaires peu équilibrés et complets... En donnant un colis à une famille, le service social sait très bien ce qu’il donne (pas grand chose), mais ignore ce qu’il enlève à la famille : un peu d’orgueil, la possibilité de mettre en œuvre d’autres ressources pour s’en sortir...

Aide alimentaire : travail social...

N’en jetons plus, l’aide alimentaire est critiquable et critiquée. Alors pourquoi, conscients de tous ces maux, continuons-nous ce travail ? Et comment faire du travail social à partir de et avec l’aide alimentaire ?

Nous voyons trois conditions pour que, malgré des conditions de départ peu favorables, nous continuions à faire du travail social :
  • Un travail social individuel : une aide alimentaire limitée dans le temps, accompagnée d’autres services complémentaires.
  • Un travail social de groupe.
  • Des interpellations politiques.

Travail social individualisÉ

En grossissant les traits, on peut répartir en deux catégories la population qui nous interpelle pour une aide alimentaire :
  • Les nouveaux demandeurs. Ces personnes sont confrontées à d’importantes difficultés financières, passagères ou permanentes. Elles ont reculé le plus possible le moment où elles interpellent le service. Les solidarités primaires étant épuisées, elles arrivent en bout de course, les poches vides, au service.
  • Les personnes « habituées » de ce type de service Elles sont des clients réguliers, mensuels ou des personnes sollicitant le service en cas de coups durs, de façon épisodique.

Il nous paraît incontournable que le service ne se limite pas à une simple aide matérielle. Il y a lieu de se centrer sur la personne dans sa globalité.
Nous prônons une aide alimentaire gratuite accordée rapidement aux nouveaux demandeurs, pour une durée limitée, à savoir jusqu’à la prochaine rentrée financière.
Entrer à ce stade-ci de la relation dans une procédure de contrôle ne nous paraît pas pertinent. L’aide alimentaire est donc octroyée rapidement lors des nouvelles situations, pour éviter de s’enfermer dans un contrôle peu mobilisateur.
Cette position d’accorder l’aide demandée a souvent un effet « libérateur » pour aborder le moyen terme. L’entretien ne se limite pas à prouver ou contrôler un état de besoin mais se porte sur les limites de l’aide que nous pouvons octroyer dans le temps et les moyens pour éviter de se retrouver dans cette position de dépendance par rapport à une aide extérieure.

Poser le cadre en précisant que cette aide gratuite est limitée dans le temps (le temps de mettre en place d’autres pistes) diminue l’aspect assistanciel de la relation.
Les personnes, tout en se sentant reconnues et apaisées dans leur situation, connaissent les conditions de ce dépannage. Nous préférons utiliser le terme de « dépannage d’urgence » que de « colis alimentaire », renvoyant à des notions plus floues quant à l’objectif et aux limites de cette aide matérielle. Par souci de clarté et de transparence, il est intéressant d’afficher les règles et l’objectif de cette aide dans la salle d’accueil, pour éviter toute sensation de subjectivité favorisant les mises en scène.

Force est de constater que les revenus limités (revenu d’intégration, allocations ...) ne permettent pas toujours de répondre aux besoins vitaux, même avec une bonne gestion. Le montant du revenu d’intégration (taux chef de ménage) est de 50 euro inférieur à la partie insaisissable d’un salaire ... La gestion financière est parfois pointée du doigt, facilement compréhensible pour des budgets étriqués qui se débattent mois après mois dans une société de consommation ne favorisant pas une gestion raisonnable. Une aide matérielle ou financière est parfois utile et nécessaire. Nous nous permettons de limiter l’aide gratuite car nous pouvons proposer à la personne d’autres pistes qui la laissent au centre de sa dignité et de ses responsabilités : épicerie sociale, services économiques, service de médiation de dettes, guidance budgétaire... Il nous apparaît nécessaire pour toute association d’offrir des services complémentaires à l’aide alimentaire (ou du moins de nouer des partenariats), sous peine de retirer tout l’intérêt de ce premier coup de pouce :
  • Service social qui analyse la problématique dans sa globalité et recherche avec la personne d’autres solutions : médiation de dettes et guidance, diminution des frais, augmentation des revenus (ALE, article 60, ouverture des droits ...).
  • Services dits « économiques » qui ont pour objet de mettre à disposition des personnes des produits de consommation courante à moindre prix : épicerie sociale, boutique de vêtements et de meubles, coopérative de charbon, lavoir... Ces services ont l’avantage de laisser la personne actrice, grâce à la participation financière qui est demandée.

Il n’est pas question d’être rigide par rapport à cette aide limitée. Si la situation reste critique, la personne repassera auprès de l’assistant social qui analysera à nouveau la situation à partir de grilles de lecture tant financière (problème d’argent) que psychosociale (problème avec l’argent). Cela permettra de rappeler l’objectif et la limite de l’aide, de continuer l’aide et de rechercher des solutions alternatives.
Pour les personnes à faible budget, le travail consistera à chercher d’autres types de solution (article 60, loyer mois élevé ...). Quand le travailleur social perçoit que la personne est en mouvement, des dépannages occasionnels, selon les moments, peuvent être donnés. Mais l’idée que le dépannage reste exceptionnel est présente.

Certaines personnes, suite aux pressions des créanciers, privilégient le remboursement des dettes par rapport aux besoins vitaux (se soigner, se nourrir). Accepter ce renversement de priorité n’est pas porteur. L’aide alimentaire n’est pas octroyée pour permettre le bon remboursement des dettes. La priorité des dépenses vitales par rapport aux dettes guidera l’établissement du budget.

Par là, nous soulignons l’importance de responsabiliser les personnes et familles dans le respect des droits fondamentaux. Il faudra évidemment accompagner les personnes pour que les dépenses vitales soient bien prioritaires, face à la férocité de certains créanciers.

Enfin, soulignons encore un aspect peut-être inattendu de ce travail. Nous constatons que les personnes précarisées nourrissent une méfiance envers les assistants sociaux. L’aide alimentaire peut constituer une accroche pour débuter une relation d’aide empreinte de confiance et de respect où la personne sera demandeuse. Si les premiers entretiens tournent autour des difficultés financières, le travail s’élargira assez rapidement.

Travail social de groupe

Le travail social de groupe apparaît un complément indispensable au travail social individualisé. Le service social de groupe peut être défini comme une méthode d’intervention qui s’appuie sur le potentiel d’aide mutuelle présent dans un groupe et sur une démarche structurée visant à aider les membres à satisfaire leurs besoins socio-émotifs ou à accomplir certaines tâches afin d’acquérir du pouvoir.[5]
Groupe de paroles et groupe de soutien, comité d’usagers, groupe d’échanges sont autant de variations possibles. Ce type de travail, favorisant l’aide mutuelle où chacun devient aidant et aidé, pousse à la prise de conscience collective des problèmes sociaux et évite aux personnes de s’enfermer dans une culpabilité et un isolement néfaste.

Le travail social de groupe apportera de nombreux avantages :
  • Les personnes ne se sentent plus isolées et peuvent universaliser les situations vécues
  • Les idées et les ressources de chacun sont partagées. Les conseils sont souvent mieux entendus quand ils sont énoncés par un « pair » plutôt que par un assistant social. En outre, chacun peut voir dans les situations des autres une variante de sa propre réalité (problème et solutions)
  • Le soutien du groupe réduit l’anxiété et favorise l’expérimentation de nouveaux comportements
  • La force du nombre : le groupe suscite de la motivation et accroît la conviction de pouvoir agir sur la réalité. On est plus forts ensemble.

La honte et l’enfermement naissent souvent d’une vision individualiste du problème. Dans un accompagnement social individualisé, l’écoute peut être ambiguë car la parole de la personne peut l’enfermer dans sa situation singulière. L’aide alimentaire touche une problématique sociale ; le travail social de groupe permettra de « socialiser », « collectiviser » cette problématique sociale. L’individualisation de l’aide gomme la dimension sociale pour ne s’arrêter qu’à son aspect comportemental : « Vous ne vous en sortez pas parce que vous n’adoptez pas les bons comportements ». Ce n’est certainement pas la pensée des acteurs sociaux mais l’aide individualisée peut développer indirectement l’idée que la personne est responsable de sa situation : on cherchera dans l’individu tant les raisons qui expliquent la situation que les ressources à mobiliser pour qu’il puisse s’en sortir.
Le travail social de groupe, au-delà de l’aide mutuelle qu’il initie, permettra de réinjecter les logiques socio-économiques de la précarité et dépasser la logique individuelle.

Nous remarquons malgré tout le peu de propension, au sein des organismes sociaux, à investir dans le travail social de groupe. La croyance reste forte que l’action la plus efficace est d’aller « au chevet du malade » pour lui apporter aide individualisée et soutien personnalisé. Mais ne nous méprenons pas, l’objectif est bien de rendre les deux méthodes de travail complémentaires et non de les opposer.

Interpellations politiques

Enfin, si la problématique renvoie bien à des rapports collectifs et sociétaux, il est nécessaire que l’action dépasse l’aspect local. L’aide alimentaire confronte tous les acteurs qui la pratiquent quotidiennement à des inégalités, des souffrances sociales, un non-respect des droits fondamentaux. C’est bien aux travailleurs sociaux (avec les usagers...) d’envoyer des messages, des interpellations sur ce que révèle cette pratique de l’ombre. Il nous paraît important que les associations travaillent de concert à un travail de récoltes de données et de réflexion transversale, comme cela se pratique au sein de l’Inter-Centres de Service Social Wallon (lieu de partage et de réflexions des travailleurs sociaux des différents centres) de la Fédération des Centres de service social.

Quel est le profil socio-économique des bénéficiaires ? Quels sont les problèmes qui vont de pair avec les difficultés financières ? Quel est le nombre de familles qui dépendent de l’aide alimentaire, malgré les services publics ? Que représente cette aide alimentaire financièrement ? Quelles solutions revendique-t-on : augmentation des minima sociaux, accessibilité des soins de santé et des loyers, limitation des intérêts de retard ?...
Du point de vue des pratiques, à y regarder d’un peu plus près, il peut exister des innovations sociales au sein de ces associations ; innovations mises en place avec des bouts de ficelle, rarement subsidiées : épicerie sociale, guidance budgétaire, maison de quartier, travail sur le lien social, travail social sur de nouvelles problématiques émergentes...

Si l’aide alimentaire est une pratique à questionner, il faut avant tout questionner la situation socio-économique dans laquelle se trouvent les personnes, réfléchir pour y apporter des réponses respectueuses, adéquates et souples. Les lieux de débats avec les pouvoirs subsidiants sont à mettre en place. C’est de la responsabilité des travailleurs sociaux et du pouvoir politique, même pour parler de l’histoire cachée d’un colis alimentaire...

[1] Le Robert Micro, 1998, Editions Dictionnaire Le Robert
[2] Notons que des services d’autres secteurs pratiquent aussi l’aide alimentaire : ainsi, des services d’aide à la jeunesse ou travaillant dans le secteur du handicap délivrent des colis à des personnes s’essayant à la mise en autonomie. D’autres services spécialisés, confrontés à des personnes se déclarant en grandes difficultés financières, orientent les personnes vers les services offrant ce type d’aide.
[3] J’emploie à dessein cette expression mise en avant dans le « Petit lexique pour l’usage du travailleur social – Conseils aux travailleurs sociaux et aux bénéficiaires du travail social », Guy Hardy et Thierry Darnaud, Chronique Sociale, 2006.
[4] Charte de qualité associative. CIRAT 1995.
[5] D. Turcotte et J. Lindsay, L’intervention sociale auprès des groupes, Gaëtan Morin Editeur, 2000, p9



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