Labiso N°98

Accueil et vie à Baudour
Un lieu pour rebondir

Sommaire



 
 
Niché à Baudour, l'asbl Accueil et vie offre un lieu où se poser à des mamans ou futures mamans en difficultés. Mais elle ne s'arrête pas là. L'asbl permet aussi à ces femmes de se réinsérer au travers d'un service d'insertion sociale (SIS), de s'épanouir et de reconquérir leur liberté.

Chapitre 4 : Pourquoi entrer en Maison d’accueil ?

Publication inédite (édition in extenso). Langue : français.
Date de publication : 05/09/2009
Etat d'avancement du travail : Terminé.

Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE

Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 05/09/2009 à 16:22
Dernière modification : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 05/09/2009 à 16:47
Dispose des droits sur la publication.

Publication de la page : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 05/09/2009 à 16:59
Bloc HTML non structuré n°79/1391#1 - Nombre de téléchargements : 1144/22044

Contact : Accueil et vie - A.S.B.L. => contactez-les ici


Email : kangourou_baudour@msn.com
Rue Jules Escoyez, 28
7331 Baudour
BELGIQUE

Contact : SIS « Le Sac à dos » => contactez-les ici



 

Les personnes qui arrivent au Kangourou n'arrivent pas là par hasard. Elles viennent parce qu'elles sont confrontées à une multitude de problèmes : logement insalubre, expulsion, mésentente et, parfois aussi, violence familiale ou conjugale, problèmes financiers, problèmes liés à la consommation d’alcool ou de drogue…

Ces problématiques génèrent bien souvent chez la personne la peur d’être contrainte par une autorité à se séparer des enfants, car les conditions de vie qu'elle offre à ces derniers ne sont plus suffisamment sécurisantes.

 

Témoignage 1

 

« Moi, je suis là parce que je l’ai demandé. Je suis une ancienne toxicomane et je suis schizophrène. J’ai une fille de neuf ans qui vit chez mes parents et un fils de quatre mois et demi. Cela fait maintenant quatre mois que je suis ici. Ici, je suis bien. On ne me juge pas. On devrait ouvrir davantage de maisons maternelles, car il n’y en a pas assez. Parfois je me demande s’il n’y avait pas la maison maternelle, où est-ce qu’on serait nous ?

Avant de venir ici, j’ai habité dans les Habitations protégées de l’asbl L’Appart à Mons. C’est alors que je suis tombée enceinte de mon fils. Vu qu’ils n’avaient pas d’assurance pour l’enfant – même ma fille ne peut pas venir pendant les vacances -, je n’ai pas pu rester. Soit je pouvais aller dans une maison tout de suite, soit faire un séjour ici. J’ai choisi ici, car pour moi c’est l’occasion d’un réapprentissage. Mon AS et mon éducatrice m’ont dit que je me débrouillais. La fois passée, je devais choisir entre acheter du lait ou des cigarettes. J’ai pris le lait.

En ce moment, j’ai tous les papiers pour aller dans un logement social, mais je n’ai pas encore d’idée précise pour savoir quand je m’installerai. Je cherche une maison à La Louvière-Morlanwelz. Il me faut trois chambres, parce que je compte reprendre la vie petit à petit avec mes deux enfants. Mais ce n’est pas simple. Je touche des allocations d’handicapées, parce que je suis reconnue par la « Vierge noire » (ndlr : Direction de la Personne handicapée – SPF Sécurité sociale).

Après, j’aimerais suivre une formation en mécanique ou en informatique. J’ai suivi un peu de tout à l’école : mécanique, secrétariat informatique, aide sanitaire… Mais j’ai beaucoup à réapprendre.

Je suis contente d’être ici, parce que c’est une bonne maison. Même s’il y a des charges à faire, même si parfois il y a des conflits. Mais je suis contente aussi de partir en week-end. On est bien ici, mais il y a aussi le poids de la communauté. Heureusement, les éducateurs sont chouettes. »





  avec le soutien de la