Le Net évolue, Labiso aussi. Le site se modernise. La vidéo y a fait son apparition. Ce Cahier Labiso n°100 présente la nouvelle formule des cahiers. Tout en jetant un coup d'œil dans le rétroviseur, nous abordons aussi les enjeux auxquels nous serons attentifs sous cette législature pour promouvoir l'innovation sociale.
Chapitre 1 : Le projet
Publication inédite (édition in extenso). Langue : français.
Date de publication : 29/11/2009
Etat d'avancement du travail : Terminé.
Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE
Mots clés : 100e, inovation sociale, Labiso, espace citoyen, porte ouest, Charleroi, miroir vagabond, Luxembourg, Grillons, Vaux-sous-Chevrèmont, resto, coeur, Namur, Atoutage, Ottignies
Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 29/11/2009 à 12:07
Dernière modification : Mr. Pierre-Yves Krywicki
Dispose des droits sur la publication.
Publication de la page : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 30/11/2009 à 13:54
Bloc HTML non structuré n°82/1490#9 - Nombre de téléchargements : 3090/9371
Date de publication : 29/11/2009
Etat d'avancement du travail : Terminé.
Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE
Mots clés : 100e, inovation sociale, Labiso, espace citoyen, porte ouest, Charleroi, miroir vagabond, Luxembourg, Grillons, Vaux-sous-Chevrèmont, resto, coeur, Namur, Atoutage, Ottignies
Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 29/11/2009 à 12:07
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Contact : Atoutage => contactez-les ici
Tél. : 010 45 20 61
Fax. : 010 45 20 61
Site Web : http://www.atoutage.be
Email : info@atoutage.be
Avenue de l’Espinette, 15
1348 Louvain-la-Neuve
BELGIQUE
Contact : Resto du coeur de Namur => contactez-les ici
Tél. : 081 22 53 23
Fax. : 081 22 47 85
Site Web : http://restocoeurnam.blog4ever.com
Email : info@rdcn.be
Rue d'Arquet 3-5
5000 Namur
BELGIQUE
Contact : Les Grillons - A.S.B.L. => contactez-les ici
Jean-Pierre Nicaise
Tél. : 04/367.03. 32
Rue Chèvremont, 35
4051 Vaux-sous-Chèvremont
BELGIQUE
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4051 Vaux-sous-Chèvremont
BELGIQUE
Contact : Miroir Vagabond - A.S.B.L. => contactez-les ici
Tél. : 084/311946
Fax. : 084/315008
Email : miroirvagabond@pi.be
2-4, Vieille Route de Marenne
6990 Bourdon (Hotton)
En bref
Un n°100 est toujours l’occasion de faire le point : un coup d’œil dans le rétroviseur et un coup de projecteur vers l’avant. La collection Labiso a été lancée en 2002 par l’Agence Alter et Texto asbl. L’idée était de lancer une collection de livres numériques axés sur l’innovation sociale et téléchargeables gratuitement. Depuis, cent numéros – simples ou doubles – ont été publiés. Le projet est soutenu financièrement par la Région wallonne au titre de l’Action sociale, de la Santé et de l’Égalité des Chances.Le présent cahier Labiso vise à présenter la démarche en l’illustrant de morceaux choisis dans cinq cahiers. Nous nous sommes volontairement limités à un projet par province, chaque fois axé, sur une thématique différente. Les données chiffrées et certains dispositifs correspondent aux dates respectives de rédaction de chaque cahier. Le Labiso reste une photographie d’un projet ou d’une association à un moment donné. Néanmoins, ces exemples vous offrent une mise en bouche concernant chaque projet ou association qui a évolué depuis.
Le présent cahier Labiso adopte une nouvelle formule qui se compose désormais de six chapitres principaux pouvant être lus de manière indépendante. Chaque chapitre aborde le projet ou l’association sous un angle de lecture spécifique :
- Le projet : entrée en matière, historique, présentation du projet…
- Les services et/ou intentions : présentation du/des services, des constats de base qui ont amené à lancer un projet, un processus, une réflexion…
- La dynamique : comment fonctionne le projet et l’équipe, quelle est la dynamique qui l’anime, comment s’organise la réflexion…
- Les pratiques et vécus : quels sont les outils et la (les) méthodologie(s) utilisée(s) par l’équipe, qu’est-ce que l’équipe retient de son action, anecdotes…
- Les prospectives : enjeux, obstacles, changements en cours et projets futurs.
- Pour en savoir plus : contacts et bibliographie.
C’est d’ailleurs par le biais du chapitre « Prospective » de ce n°100 que nous vous présentons les changements en cours ou à venir concernant le site Labiso : introduction de la vidéo, refonte du site Internet… Nous y évoquons aussi quelques enjeux en termes d’innovation sociale pour cette nouvelle législature.
Cinq projets résumés
Cahier 23L’Espace citoyen Porte Ouest à Charleroi
– Aide sociale et mobilisation des habitants
(Province de Hainaut – CPAS, Développement local – 2003)
La participation des habitants et des acteurs locaux, c’est le choix de départ auquel se tient l’Espace citoyen Porte Ouest. Ouvert mi 2001 à Marchienne-au-Pont, il incarne la politique des actions de quartiers initiée par la CPAS de Charleroi. Au travers de la création de cet Espace, l’ordre du jour de la dynamique de développement est en partie confié aux habitants – d’une zone certes pas des plus favorisées. Le rythme des activités se calque alors sur celui de la vie locale. Les tiroirs se remplissent de projets amenés par les habitants. Ils reflètent leurs préoccupations : l’emploi, le logement… le « vivre ensemble ».
Cahier 26-27
Le Miroir Vagabond en province de Luxembourg
– Culture et social au cœur du développement local
(Province de Luxembourg – Insertion socioprofessionnelle, Culture – 2004)
Pour l’équipe du Miroir Vagabond, agir c’est participer au développement d’une région, rurale en l’occurrence, en améliorant les conditions de vie et en modifiant les rapports sociaux de manière à respecter la diversité socioculturelle. La « participation à » est au centre des projets de cette association qui s’adresse à toute la population de communes situées principalement en zone touristique comme celles de Hotton, Rendeux, la Roche mais aussi Vielsalm, Gouvy et Houffalize. On y pratique le tandem artiste-animateur pour favoriser l’expression créatrice individuelle et collective dans le sens d’une mise en mouvement. Le bagage social n’est évidemment pas absent mais le Miroir ne travaille pas directement sur « les problèmes sociaux ».
Cahier 45-46
Les Grillons à Vaux-sous-Chèvremont
– Donner un rôle social à la personne handicapée
(Province de Liège – Personnes handicapées, Insertion socioprofessionnelle – 2005)
Le Service d’Accueil de Jour pour Adultes handicapés mentaux « Les Grillons » se préoccupe depuis presque 30 ans de l’épanouissement et du bien-être de la personne handicapée. Au fil des années, l’institution n’a eu de cesse de s’interroger et d’adapter ses pratiques au regard de la question de la place de la personne handicapée dans la société. Et notamment par rapport au travail. C’est donc dans une perspective de valorisation et d’utilité sociales que l’asbl a développé des projets de proximité où les usagers du service ont aussi la possibilité d’être des travailleurs. Deux cafétérias, une boutique de seconde main et un atelier de conditionnement léger sont des activités qui fonctionnent au cœur de l’économique et du pédagogique.
Cahier 83-84
Le Resto du cœur de Namur
– Porte d’entrée de la Maison de la solidarité
(Province de Namur – Action sociale, Surendettement, Logement – 2007)

C’est en 1987 que le Resto du cœur de Namur – Maison de la solidarité a vu le jour. Depuis, l’asbl n’a cessé de combattre la précarité qui touche une population de plus en plus importante. C’est au cœur du quartier de Bomel, à deux pas de la gare, qu’elle mène son action.
Elle répond autant aux urgences alimentaires, qu’aux problèmes de logement, sans oublier les problèmes d’ordre social ou juridique. Parallèlement, elle mène des activités de prévention par le biais de son école de devoirs ou d’animations.
Cahier 96
Atoutage à Ottignies – Louvain-la-Neuve
– Tisser des liens entre les générations
(Province de Brabant wallon – Personnes âgées, Intergénérationnel – 2008)
Cloisonner, classifier et placer les gens dans de petites cases – entre autres, en fonction de l’âge – sont des tendances lourdes de notre société. Luttant contre ces dérives, Atoutage tisse des liens entre les générations et les partenaires locaux. Pour cette asbl du Brabant wallon, favoriser de telles rencontres renforce la solidarité et enrichit la réflexion et l’action de chaque individu.
L’Espace citoyen Porte Ouest à Charleroi
La participation des habitants et des acteurs locaux, c’est le choix de départ auquel se tient l’Espace citoyen Porte Ouest, ouvert mi 2001 à Marchienne-au-Pont. Par la création de cet Espace, l’ordre du jour de la dynamique de développement est en partie confié aux habitants – d’une zone certes pas des plus favorisées.Le rythme des activités se calque alors sur celui de la vie locale.
Initiative du CPAS de la ville de Charleroi financée par le programme fédéral « Politique des grandes villes », l’Espace citoyen participe du dispositif de développement communautaire sur le territoire de Charleroi – Porte Ouest, regroupant Monceau et Marchienne. L’idée d’un tel espace s’est trouvée « au croisement des intérêts de plusieurs intervenants qui y ont vu la possibilité d’intégrer leurs projets », explique le coordinateur Frédéric Abaïgar. Le pas semble d’importance pour le CPAS qui a admis le principe de travailler avec l’ensemble des acteurs du quartier et d’investir dans la démarche.
Le Miroir Vagabond en province de Luxembourg
Le Miroir Vagabond est né de la rencontre entre l’asbl La Chenille, créée au milieu des années quatre-vingt par Christine Mahy, assistante sociale, et l’asbl Crean, portée par Daniel Seret, artiste-peintre. Aujourd’hui, avec quelques autres convaincus, ancrés à Bourdon à mi-chemin entre Marche-en-Famenne et Hotton, ils mènent le Miroir Vagabond sur les routes des régions de l’Ourthe et de la Salm.
[...] En 1985, Christine Mahy rencontre Daniel Seret. Dans son asbl Crean (création-animation) ce diplômé de Saint-Luc mène des projets dans les villages avec des artistes amateurs et des artistes professionnels. « Nous avions un chemin identique. Lui, sur le plan artistique, voulait faire entrer l’art dans la vie sociale rurale… Dès notre rencontre, les projets de La Chenille ont pris une autre dimension, au croisement du social et du culturel. »
Côte à côte, La Chenille et Crean poursuivent le développement de petits projets du même type. Les activités socioculturelles prennent de l’ampleur dans le quartier de la Fourche mais aussi à Marche et aux alentours. Avec ATD Quart-Monde, ils créent le premier outil de rencontre, un camion jaune appelé « le Colporteur de savoirs et d’expression » : outil de rencontres avec un atelier peinture, un coin lecture… L’asbl Crean est reconnue comme centre d’expression et de créativité (CEC). La Chenille décroche deux emplois sous statut CST (Contrat spécial temporaire) et introduit une demande de reconnaissance comme association en milieu ouvert (AMO). Le dossier mettra presque trois ans avant d’aboutir. En 1994, avec une reconnaissance minimale du ministère de l’Aide à la jeunesse, La Chenille devient Mic-Ados.
Pourtant, les activités socioculturelles telles qu’elles étaient développées par La Chenille n’y trouvent pas toute leur place. Les missions AMO sont circonscrites et n’incluent pas par exemple le travail avec les adultes. « Alors, on a créé l’asbl Miroir vagabond, tout en absorbant le Crean. Mais à nouveau nous nous retrouvions sans véritable cadre de référence sur le plan de la subsidiation », insiste Christine Mahy.
[...] Depuis 1999, le Miroir Vagabond a réussi à faire entrer ses activités dans une diversité de modes de subventionnement. D’abord Centre d’Expression et de Créativité (CEC), il est ensuite reconnu comme Organisme d’Insertion Socioprofessionnelle (OISP) sur la base de son travail d’alphabétisation. L’asbl décroche également une convention de fonctionnement de trois ans Éducation Permanente/Jeunesse. « C’est la première fois que la Communauté française reconnaît que le Miroir Vagabond remplit réellement une mission socioculturelle ».
L’association trouve également une partie de sa reconnaissance du secteur de la politique de la jeunesse, via les centres de jeunes et plus particulièrement centre de jeunes itinérants en milieu rural. Plus récemment, en 2003, une autre convention, cette fois pour 5 ans, installe le Miroir comme opérateur du « Contrat de Pays d’Ourthe-Salm ».
Les Grillons à Vaux-sous-Chèvremont
Dressée sur la colline de Chèvremont, dans la commune de Chaudfontaine, la maison du Service d’Accueil de Jour pour Adultes handicapés mentaux, le Saja « Les Grillons », s’affirme dans le paysage à l’image de ses intentions : l’épanouissement de la personne.
Presque 30 années d’accueil d’hommes et de femmes qui présentent une déficience intellectuelle de type modéré ou sévère. Un accueil en journée pour des personnes qui vivent soit en institution, soit chez leurs parents ou, plus rarement, seules. « La finalité de notre action vise l’épanouissement et le bien-être de la personne handicapée mentale adulte que nous accueillons. La valorisation sociale ou personnelle, l’intégration sociale, le développement personnel sont aussi des finalités de notre action mais, dans un sens, ce sont déjà des moyens pour l’épanouissement de la personne », peut-on lire dans un récent rapport de l’asbl.
Au fil des années, l’institution n’a eu de cesse de s’interroger et d’adapter ses pratiques au regard de la question de la place de la personne handicapée dans la société. Parallèlement à des activités de développement personnel, elle s’est peu à peu orientée vers la mise en œuvre d’activités de valorisation et d’utilité sociales.
Aujourd’hui, les personnes handicapées qui fréquentent les Grillons sont associées à la gestion de deux cafétérias d’écoles supérieure, d’une boutique de seconde main et d’un travail de conditionnement léger. Ces activités n’auraient pas vu le jour sans l’apport de quatre équivalents temps plein en personnel éducatif obtenus, dans le cadre des programmes de résorption du chômage destinés à couvrir des besoins sociaux non rencontrés.
Cela fait dix ans aujourd’hui que ces projets de proximité, précédés par d’autres depuis le début des années 1980, fonctionnent sur la base d’un équilibre, toujours à maintenir, entre logique commerciale et logique pédagogique. Du côté des personnes handicapées, ces « immersions » dans le monde dit « normal » sont autant d’opportunités en termes d’apprentissages et d’autonomie. Du côté de l’équipe éducative, cette valorisation participe au changement de regard de la société vis-à-vis des personnes handicapées. Et pourtant, les travailleurs professionnels des Grillons relèvent la complexité et le sentiment d’écartèlement qu’ils éprouvent fréquemment face à leur double casquette, économique et sociale.
Le Resto du cœur de Namur
Tout le monde connaît l’histoire des Restos du cœur. Le 26 septembre 1985, l’humoriste Coluche lance son idée de « cantine gratuite sponsorisée » sur les ondes d’une grande radio française. « L’ancien pauvre » fait mouche. Le standard explose, les artistes se mobilisent, les pouvoirs publics suivent. À la demande de Coluche, Jean-Jacques Goldman écrit la chanson des Restos du cœur. Ces derniers toucheront l’intégralité des bénéfices des ventes. Dès décembre 1985, les premiers Restos du cœur apparaissent. L’année suivante, le mouvement gagne la Belgique, tout d’abord à Liège. Le Resto du cœur de Namur, lui, voit le jour en 1987.
Mais son action est bien plus large qu’une aide alimentaire de première nécessité. Forte d’une équipe de quatorze salariés (douze équivalents temps plein) et de quelques bénévoles – dont certains sont des permanents (quatre en 2007) –, l’association se bat sur tous les fronts. L’Agence Alter avait déjà eu l’occasion de s’en rendre compte à plusieurs reprises. Qu’il s’agisse de son partenariat avec l’agence immobilière sociale Gestion logement Namur ou encore de son implication dans le tout nouveau Relais social urbain namurois, le Resto du cœur de Namur entend mener « une lutte systématique contre l’exclusion sous toutes ses formes », pour reprendre ses termes.
Atoutage à Ottignies – Louvain-la-Neuve
Depuis 1999, Atoutage tisse des liens entre les générations et pas seulement entre enfants et personnes âgées, comme on a trop tendance à l’imaginer, mais entre toutes les différentes tranches de générations. Établie à Louvain-la-Neuve, cette asbl est active dans le Brabant wallon, où elle tisse également des liens avec des partenaires actifs : associations, institutions et personnes intéressées par une approche intergénérationnelle pouvant résoudre des problématiques sociales.
Cette approche se retrouve y compris dans la composition de l’équipe elle-même. Cécile Dupont, directrice, est, pour ainsi dire, tombée dedans quand elle était petite. « J’ai été baignée dans une ambiance intergénérationnelle dès mon enfance et conserve au fond de moi la richesse de ces rencontres », avoue-t-elle. Melina Letesson, coordinatrice de projets, s’est familiarisée aux problématiques sociales à travers son expérience professionnelle. « L’isolement et la marginalisation m’ont particulièrement touchée. » Pour elle, l’approche intergénérationnelle permet d’apporter des réponses porteuses de valeurs. Voilà pour le côté « jeune » de l’équipe. Jean-Pierre Lebon, trésorier de l’asbl, retraité et bénévole, se situe un peu plus loin sur la courbe des âges. « Je suis attiré par la jeunesse, particulièrement les enfants en ce qu’ils sont porteurs d’avenir. Je prends vraiment conscience de l’importance et de la valeur (…ajoutée) que représentent les aînés, détenteurs de mémoire et de rythmes de vie différents, mais aussi de fragilité. » Ce trio est épaulé, pour un temps, par Maria Rodopoulou, pour faire face aux nombreux projets en cours actuellement. Enfin, il convient de ne pas oublier la trentaine de bénévoles et les partenaires, grâce auxquels les projets prennent tout leur sens.
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