Labiso N°107

Solidarcité
Bien plus que du volontariat

Sommaire



 
 
L'asbl Solidarcité propose un nouveau concept: « l'année citoyenne ». Pendant plusieurs mois, des jeunes de 16 à 25 ans, issus de milieux et de cultures différents, prestent des services à la collectivité. Objectif: se dessiner un avenir par le biais de formations et d'expériences multiples et variées.

Chapitre 2 : Intentions et services

Publication inédite (édition in extenso). Langue : français.
Date de publication : 21/03/2010
Etat d'avancement du travail : Terminé.

Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE

Mots clés : Solidarcité, Liège, Bruxelles, insertion, jeunes, jeunesses, éducateur, ippj, asbl, volontariat

Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 21/03/2010 à 13:36
Dernière modification : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 21/03/2010 à 13:42
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Publication de la page : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 21/03/2010 à 13:57
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Collaborateur : Solidarcité – Liège - A.S.B.L. => contactez-les ici


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Site Web : http://www.solidarcite.be
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Tél. : 02 503 20 45
Site Web : http://www.solidarcite.be
Rue de Soignies, 9
1000 Bruxelles
Bruxelles BELGIQUE

 

Le public-cible de Solidarcité se compose de jeunes entre 16 et 25 ans, filles ou garçons, issus de milieux et de cultures différents. Peu importe qu’ils soient diplômés ou non, l’asbl leur demande de s’engager pendant 9 mois - soit d’octobre à juin - dans un projet d’équipe. Ce projet d’équipe s’articule autour de trois axes: un engagement citoyen sous forme de services à la collectivité et d’activités de rencontre, un temps de formation et de sensibilisation, et une étape de maturation personnelle.




De l’action…

Les services à la collectivité et les activités de rencontre sont de différents types. Il peut s’agir de « retaper les locaux d’une association qui n’a pas les moyens pour le faire, d’accompagner les plus démunis en distribuant des repas chauds, de renouer les liens entre les générations en proposant des animations dans des maisons de retraite, d’aider à l’entretien de réserves naturelles, de soutenir l’organisation d’événements culturels particuliers, de participer à un chantier international, etc. ».

« Avant, on parlait de chantiers, se souvient Simon Niset, coordinateur de Solidarcité – Bruxelles, puis on a parlé de services à la collectivité, avant de se rendre compte qu’on ne proposait pas des services, mais que l’on facilitait des rencontres. Un projet intergénérationnel peut autant être la réalisation d’un film sur les stéréotypes des jeunes sur les vieux et inversement. Nous essayons d’aller vers des publics méconnus. Aujourd’hui, on parle donc de services à la collectivité et d’activités de rencontre. » L’objectif reste d’ajouter un plus par rapport aux partenaires que Solidarcité soutient. Il s’agit de « contribuer au développement associatif et au vivre ensemble ».




… et de la réflexion

À l’action, s’ajoute la réflexion. Un programme éducatif se découpe en formations et activités de sensibilisation. Ici aussi, le volet formatif a évolué avec l’expérience. « Au départ, on parlait de formations, maintenant on parle de formations et de sensibilisations, raconte Simon Niset. Cela correspond plus à ce que l’on offre. On essaie de proposer un grand nombre d’activités différentes aux volontaires. C’est avec un programme riche et varié qu’on peut leur offrir la possibilité du choix, de la variété, de la richesse. On espère aussi que les volontaires iront plus loin à partir de ces acquis. »

Concernant les formations, les volontaires sont préparés en vue de leurs différentes activités: initiation aux travaux manuels, formation à l’animation, Brevet européen de premiers secours (BEPS)… Les jeunes sont préparés pour que les activités se déroulent au mieux. L’autre volet vise à sensibiliser les jeunes à certaines thématiques de société: écocitoyenneté, éducation au développement, respect de la différence… Des rencontres et des collaborations existent avec Tels quels, Amnesty international, la police… « On fait en sorte que les jeunes puissent rencontrer des partenaires investis dans leurs métiers, explique le coordinateur de Solidarcité – Bruxelles. On ne veut pas être un projet omnipotent. On les pousse vers l’extérieur, on ne fonctionne que par le partenariat… S’il n’y avait pas eu l’étape du collectif, ils n’auraient pas été demander l’info, rencontrer telle personne… Le faire collectivement permet de le faire ensuite individuellement. On fait office de porte d’entrée vers l’extérieur… même si c’est étrange à dire. »

Le programme est le même pour tout le monde. Pas question de zapper une activité. « Ce n’est pas un programme à la carte, ils s’engagent sur l’ensemble du projet, insiste Simon Niset. Nous avons beaucoup de retours de jeunes qui se découvrent une affinité pour une activité qui ne les intéressait pas a priori. On leur dit toujours: Fais-le! Ne dis pas d’emblée que c’est nul. À chaque fois, cela doit être du win-win. Il faut que cela apporte quelque chose au volontaire et que cela apporte quelque chose au partenaire. C’est la nécessité d’avoir des formations et un encadrement de proximité au quotidien. Le responsable d’équipe doit veiller à ce que tout se passe au mieux sur le terrain. Il faut éviter l’échec et tendre vers la réussite. »


La maturation, une définition de son avenir

À travers son projet d’année citoyenne, le jeune est amené à comprendre qu’il s’agit non seulement d’une étape dans sa vie au service des autres, mais aussi d’une étape pour lui-même. « L’engagement volontaire doit aussi être une étape pour soi, un moment de réflexion, d’investissement pour son propre avenir, explique-t-on chez Solidarcité. Grâce à un encadrement personnalisé, nous préparons chaque jeune à se lancer dans la vie active après son année de volontariat. »

L’étape de maturation personnelle se fait généralement au terme du projet d’année citoyenne. Explication de Benoît De Decker: « On va accompagner les jeunes et faire en sorte que chacun d’entre eux puisse travailler son projet de post-Solidarcité. C’est important de travailler l’après, en particulier avec les jeunes qui ont peu de réseaux soutenants. Quand arrive le mois de juin, le risque de retomber dans les mauvaises habitudes (inactivité, etc.) peut être important. Le but est de travailler un projet constructif. Ça peut être voyager, faire du volontariat ailleurs, reprendre une scolarité, faire une formation, chercher un emploi… On va proposer trois choses:

  • un module pour mieux se connaître, pour s’orienter, en partenariat avec la Mission locale de Bruxelles (qu’est-ce que j’ai envie de faire, présenter ce qu’on a fait à Solidarcité). À Liège, ce travail se fait avec l’OISP Perspectives. Les jeunes peuvent ensuite se tourner entre autres vers ce partenaire pour la suite de leur projet professionnel;
  • accompagner les volontaires lors de visites de services axés sur l’orientation des jeunes (à Bruxelles, c’est Infor Jeunes, BIJ, Bruxelles-Formation, le SCI, le Service volontaire européen…). Beaucoup d’associations sont demandeuses de travailler avec un public fragilisé. On permet aux jeunes aussi d’avoir accès à la mobilité internationale;

  • une bourse à projets. On offre la possibilité au jeune de présenter son projet post-Solidarcité. Il présente oralement son projet. S’il le présente bien et que le projet est constructif, il obtient une bourse de 750 euros. Il doit argumenter ce que cela va lui apporter à court terme ou à long terme, un permis de conduire, des études, l’achat d’un instrument de musique… La bourse est un petit coup de pouce supplémentaire non négligeable pour des jeunes qui ont peu de moyens. »




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