Labiso N°133

Le CPAS de Honnelles
Des actions pour redynamiser une zone rurale

Sommaire



 
 
Le CPAS de Honnelles, en milieu rural, propose aux habitants des services leur permettant de rester dans leur village où les « traditionnels » problèmes de pauvreté se superposent aux questions d'isolement, de mobilité, d'accès aux commerces et aux loisirs.

Chapitre 4 : Dynamiques

Publication inédite (édition in extenso). Langue : français.
Date de publication : 04/04/2012
Etat d'avancement du travail : Terminé.

Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE

Mots clés : CPAS, milieu rural, habitants, mobilité, pauvreté, aide, village, services, mobilité, loisirs, dettes, endettement, finances, ville, agglomérations, travail, emploi, suivi, chômage, chômeurs, jeunesse, taxi, cv, seniors, familles, isolement,

Publication de l'ouvrage : Mr. Labiso Newsletter le 04/04/2012 à 10:43
Dernière modification : Mr. Labiso Newsletter le 10/04/2012 à 10:34
Dispose des droits sur la publication.

Publication de la page : Mr. Labiso Newsletter le 04/04/2012 à 11:48
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Premier point à noter dans cette rubrique « dynamique » : la forte cohésion qu'il semble y avoir entre les travailleurs (pour ce qui concerne ceux officiant dans les bureaux du CPAS en tous cas). Il faut dire que le travail est parfois dur, et qu'une certaine solidarité, cela fait du bien. « Il est clair que l'on se pose parfois des questions concernant la notion de travailleur social, explique Rachel Pollaert. Même si l'on met des choses en place pour les bénéficiaires, il arrive que l'on se demande comment on va "arrondir les angles" pour eux. » D'autant plus que les moyens ne sont pas extensibles à l'infini. « Les CPAS sont les dernières caisses ayant de l'argent, nous sommes les derniers acteurs avant la marginalité, et nous avons de plus en plus de travail, explique Jonathan Haudez. Mais les moyens ne suivent pas et nous manquons de temps »

Dans ce contexte, comment les travailleurs abordent-il leur travail ? « Je me dis qu'un accident de la vie, cela peut arriver à tout le monde, continue Rachel Pollaert. Mais des accidentés de la vie, j'en vois de plus en plus et c'est parfois dur. Pour ça, je suis contente d'avoir mes collègues pour en parler, nous sommes un peu comme une grande famille. »

Cela dit, malgré cette solidarité, beaucoup de travailleurs nous diront regretter l'absence de moment de travail commun à toute l'équipe. Et pour cause, il n'y a pas, à l'heure actuelle, de réunion d'équipe. « Cela dénote une confiance qui nous est portée, on se sent valorisés », explique, pour le côté positif, Rachel Pollaert. Pour le côté négatif, « ce manque de réunion, de briefing, donne parfois l'impression qu'on nous laisse trop libres. C'est assez paradoxal puisque d'un autre côté cela pousse le personnel à prendre beaucoup de responsabilités. », explique Patricia Lemaire dans son épicerie sociale. Une épicerie avec laquelle certains travailleurs du CPAS avoueront ne pas avoir beaucoup de contact du fait de son « éloignement géographique » et de l'absence de réunion d'équipe.

Cette situation ne semble pas influencer l'ambiance de travail. « Je me vois encore bien travailler ici dans dix ans, conclut Rachel Pollaert. Nous sommes une petite équipe, polyvalente. C'est agréable. »




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