Labiso N°133

Le CPAS de Honnelles
Des actions pour redynamiser une zone rurale

Sommaire



 
 
Le CPAS de Honnelles, en milieu rural, propose aux habitants des services leur permettant de rester dans leur village où les « traditionnels » problèmes de pauvreté se superposent aux questions d'isolement, de mobilité, d'accès aux commerces et aux loisirs.

Chapitre 6 : Prospectives et conclusion

Publication inédite (édition in extenso). Langue : français.
Date de publication : 04/04/2012
Etat d'avancement du travail : Terminé.

Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE

Mots clés : CPAS, milieu rural, habitants, mobilité, pauvreté, aide, village, services, mobilité, loisirs, dettes, endettement, finances, ville, agglomérations, travail, emploi, suivi, chômage, chômeurs, jeunesse, taxi, cv, seniors, familles, isolement,

Publication de l'ouvrage : Mr. Labiso Newsletter le 04/04/2012 à 10:43
Dernière modification : Mr. Labiso Newsletter le 10/04/2012 à 10:34
Dispose des droits sur la publication.

Publication de la page : Mr. Labiso Newsletter le 04/04/2012 à 11:52
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En cette période de crise sociale et économique, le rôle du CPAS de Honnelles risque bien, à l'image de tous les CPAS, de devenir de plus en plus crucial. Et ce même si celui-ci peut paraître dérisoire en regard des défis à relever. « Nous savons que nous ne sommes qu'un emplâtre sur une jambe de bois », nous dira d'ailleurs l'un des travailleurs.

Cela dit, le CPAS reste bien souvent, pour beaucoup, le dernier rempart avant la chute dans la pauvreté. Il se doit pour cela de rester accessible. « Le but est de rester accessible au plus grand nombre alors que la demande est croissante », explique toujours le même travailleur. Mais au-delà de cet enjeu général se joue une pièce un peu plus spécifique à Honnelles et ses dix villages. Ancré dans une zone rurale parfois isolée, le CPAS du cru doit ainsi jongler avec les défis relatifs à cette situation tels que l’isolement de certains bénéficiaires potentiels ou connus, la pauvreté moins visible ou plus difficile à admettre, l’exode rural.

Plus spécifiquement, l'équipe du CPAS s'interroge parfois aussi, on l'a vu, sur la grande liberté qui lui est laissée. Positive, celle-ci semble néanmoins aussi lui poser certaines questions, comme ce besoin plusieurs fois mentionné d'une plus grande concertation d'équipe, de moments en commun. Dans ce contexte, le déménagement prévu dans quelques mois dans une grande maison également située à Angre devrait améliorer les choses. Il est en effet prévu que le nouveau bâtiment puisse abriter tous les services du CPAS, mais aussi l'épicerie sociale et le cyberespace. Une manière de créer du lien entre tous les travailleurs, en plus de proposer de nouveaux locaux plus adaptés au travail d'un CPAS ? Un certain nombre d'employés semble en tous cas l'espérer.

Notons enfin que le CPAS est partenaire de nombreux projets comme le week-end de sensibilisation handicap en collaboration avec l'Awiph (Agence wallonne pour l'intégration des personnes handicapées) et les institutions pour personnes handicapées du territoire. « Dans une petite commune, il est primordial d’utiliser tous les avantages qu’offrent des partenariats. Il est important de maintenir une dynamique entre partenaires privilégiés. Sans ces précieuses collaborations, nous ne pourrions-nous permettre d’offrir tout ce panel d’interventions. Cela permet aussi d’aborder l’image du CPAS d’une manière totalement différente. Le CPAS n’est plus seulement un lieu d’aide, il est un lieu d’action(s) », nous dit-on.




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