Chapitre 5 : Un travail physique et technique
Date de publication : 01/10/2002
Etat d'avancement du travail : Terminé.
Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE
Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 17/11/2008 à 11:16
Dernière modification : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 18/11/2008 à 11:49
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C’est en 2000 que le CPAS de Tournai a inauguré son chantier d’insertion. Il aura fallu en effet quatre années pour que le jardin régulier atteigne sa phase finale de plantation et que l’état d’avancement du jardin nourricier progresse.
Christian Deprets a été affecté à l’encadrement du chantier d’insertion. Ouvrier à la régie du CPAS, il avait une formation de technicien horticole paysagiste. « C’est évidemment beaucoup plus valorisant pour moi d’être ici dans les Jardins de Choiseul. À la fois en termes de techniques de travail et de responsabilités ». Et on peut lire dans ses yeux toute la fierté devant l’ampleur de la tâche déjà accomplie. Sur les étapes du chantier, le choix des fleurs, des plantes… Christian est intarissable. Même engouement quand ils parlent des stagiaires… Ceux qui sont là et ceux qui sont partis. Le courage des premiers, qui ont eu la tâche ingrate de dégager à la brouette les 400 tonnes de gravats logés dans le sol, la persévérance des derniers qui enlèvent toutes les mauvaises herbes à la main. « Ici, toute sorte de personnes, avec des problèmes différents, cohabitent. Mais l’espace est grand et il y a moins de violence que dans la salle d’attente du service social… Évidemment je suis tout le temps avec eux. J’organise et je distribue les tâches. Quand un nouveau stagiaire arrive, je vois assez vite de quoi il est capable. Et s’il me dit qu’il sait maçonner, je le mets sur le mur à réparer… Le constat est rapide ».

Rénovation du mur d’enceinte.
Travaux de maçonnerie pour les stagiaires,
côté jardin nourricier.
Travaux depuis le début du chantier, le 5 mars 1996. Rapport 2000. Extrait
Nettoyage en surface du terrain « régulier », 400 tonnes de gravats évacués.
Abattage de cerisiers, charmilles existantes et désouchage
Démontage pierre par pierre de la grotte
Mise à niveau du terrain
Labourage
Traçage des carrés, coffrage en bois des carrés, bétonner le coffrage
Remblayer les chemins
Nettoyage en surface du jardin nourricier
Réalisation de la grille d’entrée
Plantations d'ifs et tilleuls
Plantations des charmes et tonnelle
Plantation des buis
Labourage du jardin nourricier et ramassage des gravats
Semis du gazon dans les labyrinthes de charmes
Plantation de plantes vivaces
Plantation de bulbes à fleurs
Enlever les fondations sur 2 mètres de profondeur dans futur verger
Niveler les terres
Plantation des groseilliers et framboisiers
Plantation des rosiers
Creuser la pièce d’eau 55 mètres de long, 5 mètres de large, 1 m de profondeur
Plantation des noisetiers, noyers, pommiers, cerisiers, pruniers
Plantation pommiers et poiriers basses tiges au jardin régulier
Plantation charmilles au jardin des senteurs
Déjointoyer le mur d’enceinte, démolir les pierres et les briques en mauvais état
…À cela s’ajoute l’entretien des parcelles : taille des buis, des rosiers, des vivaces, des charmes. Binage, tonte du gazon, culture des légumes du potager et récolte. Pulvérisation des allées et abords. Et quand, le temps est vraiment trop mauvais, le travail se déplace vers la culture de chicons dans les caves de l’ancien séminaire. Caves qu’il faut également restaurer.
Au total, les stagiaires ont planté dans le jardin régulier plus de 7500 buis, 2500 charmes, 14.000 plantes vivaces pour agrémenter les parterres « carrés », « croix de Malte », « cœurs », « tronqués », les deux labyrinthes concentriques et les deux labyrinthes irréguliers.
Pour l’instant, la construction du vivier est sur le point d’être achevée. C’était par ailleurs le dernier travail de gros œuvre du chantier d’insertion. Il faut également souligner que la production, fruits et légumes, est destinée en priorité aux stagiaires.

Le vivier, en chantier dès 2000.
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