LABISO laboratoire des innovations sociales  

Cahier Labiso
Périodique N°15
La Traversière à Nivelles
Nos patients ne sont pas seulement des patients

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Nous remercions, pour son soutien actif, Eliane Tillieux, la Ministre de la Santé, de l'Action sociale et de l'Egalité des chances.

La Traversière à Nivelles propose un projet thérapeutique pour des personnes qui souffrent de pathologies psychiatriques lourdes et handicapantes. La vie en communauté, et l’organisation du quotidien, est un véritable champ d’expérimentation. Au travers d’un travail psychothérapeutique et d’un accompagnement socio-éducatif, c’est un moment de relance de l’autonomie de la personne considérée comme le moteur de son évolution.

Chapitre 8 : La vie après La Traversière

Publication inédite (édition in extenso). Langue : français.
Date de publication : 01/04/2003
Etat d'avancement du travail : Terminé.

Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE

Mots clés : Communauté thérapeutique

Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 18/11/2008 à 09:25
Dernière modification : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 18/11/2008 à 15:05
Dispose des droits sur la publication.

Publication de la page : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 18/11/2008 à 10:28
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Contact : La Traversière => contactez-les ici


Tél. : 067/21 95 61
Site Web : http://www.latraversiere.be
Email : info@latraversiere.be
27 rue Georges Willame
1400 Nivelles
BELGIQUE

 

Côté chiffres, le rapport administratif de La Traversière signale qu’en 2002, 19 résidents ont terminé leur séjour, contre 11 en 2001 et 20 en 2000. Il s’agissait de 16 longs séjours et 3 courts séjours. La durée moyenne de ces longs séjours était de 14 mois et 11 jours, celle des courts séjours de 5 mois et 26 jours. Quant à l’âge moyen de ces 17 hommes et 2 femmes, il était de 35 ans .

 

Trois de ces résidents sortants en 2002 ont été réorientés en famille ou chez des connaissances. Quatre se sont installés dans une habitation protégée, un s’est installé dans un logement privé, 1 a pris une direction inconnue, deux sont allés en MSP et huit ont été hospitalisés en psychiatrie. Il faut noter à ce propos, que pendant leur séjour à La Traversière, certains résidents sont hospitalisés pour de courtes périodes.

 

Comment, à la lueur de ces chiffres, évaluer l’impact du travail réalisé dans la communauté thérapeutique. « Nous sommes en grande difficulté quant à cette évaluation », reconnaît le coordinateur thérapeutique Freek Dhooghe. « Rien qu’au niveau de l’équipe, les avis divergent. Et du côté des résidents, les appréciations ne sont pas toujours les mêmes que les nôtres… Nous sommes dans une sorte de position d’impuissance. Nous faisons en sorte que chaque jour se passe le mieux possible. Par rapport à des personnes tellement paumées, nous sommes un lieu cadré. Par rapport à la mission que nous reconnaît l’Inami, lieu de rééducation et d’acquisition d’habilités, notre marge de manœuvre est assez souple ».

 

 

Alors, les critères d’évaluation sont relevés ailleurs. « On constate, après un ou deux mois, que les personnes sont plus présentes dans la vie communautaire… Mais c’est peut-être nous qui sommes plus en empathie avec leur "folie"… On déplore peu de passage à l’acte alors que l’endroit n’est pas protégé : pas de barreaux aux fenêtres, sorties libres, couteaux dans la cuisine… Dans les contacts que nous avons avec les familles, nous pouvons également déceler des indices de mieux-être et pourtant certains de nos résidents n’étaient plus acceptés nulle part ailleurs. Et puis il y a ceux qui restent en contact avec nous. La Traversière  leur est ouverte tous les vendredis après-midi. Enfin, il y a ceux qui reviennent… »

 

La Traversière souhaiterait que le temps de la prise en charge soit plus long. « Souvent, dans le type de pathologies avec lesquelles nous travaillons, c’est seulement au bout de deux ans que l’on sent que les choses évoluent, qu’il y a quelques changements… Et c’est à ce moment là qu’ils doivent partir. Nous ne sommes pas subventionnés pour assurer le suivi, même si dès le départ on aborde la question de la sortie et qu’après quelques mois on parle de son organisation. Parfois, la personne n’a rien, parfois elle retourne en famille, ou encore grâce à notre réseau, certains trouvent des appartements supervisés…»

 


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