Double cahier Labiso
Périodique N°26
Le Miroir Vagabond en province de Luxembourg
Culture et social au cœur du développement local

Sommaire



 
 
Pour l’équipe du Miroir Vagabond agir socioculturellement, c’est aussi participer au développement d’une région, en l’occurrence rurale, en améliorant les conditions de vie et en modifiant les rapports sociaux de manière à respecter la diversité socioculturelle. La « participation à » est au centre des projets de cette association qui s’adresse à toute la population de communes situées principalement en zone touristique comme celles de Hotton, Rendeux, la Roche mais aussi Vielsalm, Gouvy et Houffalize. On y pratique le tandem artiste-animateur pour favoriser l’expression créatrice individuelle et collective dans le sens d’une mise en mouvement. Le bagage social n’est évidemment pas absent mais le Miroir ne travaille pas directement sur « les problèmes sociaux ».

Chapitre 5 : Séparer pour mieux mettre ensemble

Publication inédite (édition in extenso). Langue : français.
Date de publication : 01/04/2004
Etat d'avancement du travail : Terminé.

Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE

Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 21/11/2008 à 09:53
Dernière modification : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 21/11/2008 à 10:25
Dispose des droits sur la publication.

Publication de la page : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 21/11/2008 à 10:14
Bloc HTML non structuré n°29/531#1 - Nombre de téléchargements : 1391/23497

Contact : Miroir Vagabond - A.S.B.L. => contactez-les ici


Tél. : 084/311946
Fax. : 084/315008
Email : miroirvagabond@pi.be
2-4, Vieille Route de Marenne
6990 Bourdon (Hotton)

 

Avec la naissance de Mic-Ados qui restait installé dans la maison de la cité de la Fourche, le Miroir Vagabond devait chercher un nouveau point de chute. « C'est le comité de patronage de l'arrondissement de Marche, une asbl caritative portée par un procureur du roi retraité et progressiste, qui viendra à la rescousse en proposant une petite maison située à Bourdon. C'est ce même comité qui cherchera les moyens financiers pour agrandir et aménager les locaux, en 1998. »

Grand chalet de briques et de bois, une partie du bâtiment est réservée aux tâches administratives. Les tables-bureaux s'emboîtent les uns dans les autres, l'espace est réduit, le mobilier se résume à un usage strictement utilitaire. On sent, au premier coup d'œil, que ce n'est pas là le terrain de prédilection des travailleurs de l'association. Une autre partie du bâtiment, située au niveau de la toiture, allie salle de réunion et espaces de rencontre-création. Là, une fresque murale mosaïque de verre, de peinture et de morceaux de carrelage. Au plafond des lanternes de papier, traces d'un temps de création… De ce côté des personnages en papier-mâché…

Professionnels de la culture et du social

Depuis 1999, le Miroir Vagabond a réussi à faire entrer ses activités dans une diversité de modes de subventionnement. D'abord Centre d'Expression et de Créativité (CEC), il est ensuite reconnu comme Organisme d'Insertion Socioprofessionnelle (OISP) sur la base de son travail d'alphabétisation. L'asbl décroche également une convention de fonctionnement de trois ans Education Permanente/Jeunesse. « C'est la première fois que la Communauté française reconnaît que le Miroir Vagabond remplit réellement une mission socioculturelle ».

L'association trouve également une partie de sa reconnaissance du secteur de la politique de la jeunesse, via les centres de jeunes et plus particulièrement centre de jeunes itinérant en milieu rural. Plus récemment, en 2003, une autre convention, cette fois pour 5 ans , installe le Miroir comme opérateur du « Contrat de Pays d'Ourthe-Salm ». A cela il faut ajouter des financements ponctuels par projet, comme dans le projet d'Awan…

Mis bout à bout, conventions et agréments correspondaient en 2002 à un budget d'un peu moins de 130.000 euros. Mais le bond, en termes d'emploi et de reconnaissance, c'est surtout en 2003 que le Miroir Vagabond le réalise, via le Contrat de Pays. Son budget passe en effet à un peu plus de 270 000 euros.

Les 23 travailleurs qui constituent aujourd'hui l'équipe sont deformations diverses : prof de français, logopède, comédien-animateur, animateur, éducateur, sculpteur, peintre, assistant social, formateur, secrétaire, chauffeur… Plusieurs d'entre eux sont entrés dans l'équipe via la formation d'animateurs dispensée par le Miroir Vagabond lui-même. Le personnel du Miroir occupe pour l'essentiel des emplois sous statuts APE, PTP, article 60. Mais l'association fait aussi appel, en fonction des projets, à des vacataires : animateur-artiste, aide-technique, formateur en animation… Et puis, il y a les nombreux bénévoles. Une vingtaine dans le secteur de l'alphabétisation. « On peut être bénévole et travailler avec la rigueur du professionnel. A une époque où l'engagement volontaire dans le milieu associatif pose problème et où l'engagement dans la société civile est questionné, il est utile de s'interroger. Au Miroir, nous composons avec les deux réalités : reconnaître les métiers de l'animation, de la création et de la formation et promouvoir un engagement citoyen actif ».



Ce découpage cloisonné en secteurs n'a de sens que lorsqu'il s'agit de « clarifier » le travail de l'association, pour répondre par exemple aux critères des pouvoirs subsidiants. Le centre des schémas est le point de départ commun à tous les projets et leur forme concentrique met en évidence la transversalité. « On sépare pour mieux mettre ensemble », souligne Christine Mahy. Et comme la participation sociale, « la participation à », est ce point de départ à toute action, on imagine aisément la difficulté d'une telle organisation à se confronter aux limites, qu'elles soient géographiques, thématiques, financières mais aussi humaines notamment en termes d'énergie.





  avec le soutien de la