Double cahier Labiso
Périodique N°26
Le Miroir Vagabond en province de Luxembourg
Culture et social au cœur du développement local

Sommaire



 
 
Pour l’équipe du Miroir Vagabond agir socioculturellement, c’est aussi participer au développement d’une région, en l’occurrence rurale, en améliorant les conditions de vie et en modifiant les rapports sociaux de manière à respecter la diversité socioculturelle. La « participation à » est au centre des projets de cette association qui s’adresse à toute la population de communes situées principalement en zone touristique comme celles de Hotton, Rendeux, la Roche mais aussi Vielsalm, Gouvy et Houffalize. On y pratique le tandem artiste-animateur pour favoriser l’expression créatrice individuelle et collective dans le sens d’une mise en mouvement. Le bagage social n’est évidemment pas absent mais le Miroir ne travaille pas directement sur « les problèmes sociaux ».

Chapitre 11 : Agent de développement socioculturel régional

Publication inédite (édition in extenso). Langue : français.
Date de publication : 01/04/2004
Etat d'avancement du travail : Terminé.

Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE

Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 21/11/2008 à 09:53
Dernière modification : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 21/11/2008 à 10:25
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Publication de la page : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 21/11/2008 à 10:20
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Contact : Miroir Vagabond - A.S.B.L. => contactez-les ici


Tél. : 084/311946
Fax. : 084/315008
Email : miroirvagabond@pi.be
2-4, Vieille Route de Marenne
6990 Bourdon (Hotton)

 

Comment et pourquoi, le Miroir Vagabond se retrouve-t-il aujourd’hui le principal porteur de ce contrat de Pays ? Se transformant du même coup très officiellement en agent de développement socioculturel régional, gestionnaire et responsable d’un budget atteignant presque 200 000 euros !

 

« Nous voulions étendre nos activités et en même temps leur trouver un cadre plus stable… Dans nos contacts avec le cabinet du ministre de la Culture, sur base de notre expérience, nous avons été mis sur la piste du contrat de Pays » se souvient Christine Mahy. Alors, dans le courant de l’année 2002, commence le travail d’exploration… « Nous avons repéré les communes rurales moins outillées culturellement mais qui avaient des habitudes de collaboration. Nous avons choisi un nombre restreint de communes pour ne pas nous embourber dès le départ dans des enjeux politiques et de trop grandes difficultés de négociation. Depuis le début, la commune de Hotton s’est engagée à nos côtés. Son bourgmestre Philippe Courard, aujourd’hui ministre régional de l’Emploi, a toujours soutenu le projet du Miroir Vagabond. »

 

Les six communes pressenties sont Hotton (majorité PS), Rendeux (Indépendant), La Roche (majorité MR), Vielsalm (PS-MR), Gouvy (MR) et Houffalize (CDH avec un bourgmestre PS). Le Miroir organise des rencontres de contacts y associant également la Province de Luxembourg. « Nous n’avons pas organisé de consultation des habitants… Je ne crois pas à la mobilisation sur les matières culturelles parce que la majorité de la population et des responsables locaux considèrent toujours en milieu rural qu’il n’y a pas de professionnalisme à avoir en matière culturelle… Nous avons travaillé sur la base de notre stock de connaissances… De plus, avec une consultation, on risquait de retomber dans le piège politique classique du –‘partage du gâteau‘.  Or, pour nous, le contrat de Pays signifiait mettre en place des projets jusqu’ici inexistants mais complémentaires à l’existant ».

 

Favoriser l’enchevêtrement

 

Dans les objectifs du contrat de Pays Ourthe Salm, on retrouve évidemment tout ce qui fonde la philosophie de travail du Miroir Vagabond. Avec une ossature, qui est le développement socioculturel régional, et quatre axes prioritaires à savoir : le développement de projets collectifs d’expression-création et d’animation-création ; la création et la reconnaissance d’outils culturels et socioculturels permanents avec accompagnement, aide et conseil ; la coexistence socioculturelle enrichissante et constructive entre touristes, néo-ruraux et autochtones et enfin une attention toute particulière aux jeunes et à l’émergence de projets de jeunes.

 

« Tout ce que finance le contrat de Pays doit s’inscrire dans cette ossature transversale. Favoriser de nouvelles démarches, de nouveaux projets complémentaires à ceux qui existent. Favoriser aussi la participation de la population à la création et à la production socioculturelle. Prendre en compte la citoyenneté et défendre la pratique démocratique. Enfin ouvrir la possibilité aux personnes, aux associations et aux institutions de pouvoir suggérer – proposer - concrétiser des projets et des actions… Cela signifie travailler la mixité, la circulation, l’enchevêtrement en ce qui concerne les populations, les codes socioculturels et artistiques, les productions d’animation, de création, les questions de société… C’est aussi avoir le souci permanent de prendre en compte toutes les catégories sociales et culturelles, y compris les populations les plus fragilisées, et cela dès l’origine d’un projet… C’est encore reconnaître les potentialités d’expression et de création locales d’amateurs tout en favorisant l’enrichissement professionnel du monde culturel et artistique de la région, belges et européens… »




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