Chapitre 5 : Une équipe présente lors des rencontres
Date de publication : 01/12/2004
Etat d'avancement du travail : Terminé.
Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE
Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 26/11/2008 à 10:22
Dernière modification : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 26/11/2008 à 10:24
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BELGIQUE
Accompagner les rencontres, qu’est-ce que cela suppose comme intervention de la part de l’équipe ? Les intervenants voyagent dans la maison, plus ou moins proactifs face à des situations vécues comme plus ou moins obligées par l’enfant et son parent. Comme l’explique un membre de l’équipe montoise, l’intervention pourrait être décrite comme louvoyant entre quatre types de travail. Il précise qu’il force ici les traits à la caricature pour favoriser la compréhension.
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· Être dans la contrainte
et passif |
· Être dans l’amiable et
passif |
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· Surveillant, gardien de
prison |
· Observateur, témoin |
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· Être dans la contrainte
et actif |
· Être dans l’amiable et
actif |
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· Educateur, voire
« gendarme » |
· Médiateur, animateur |
Une autre membre de l’équipe qualifie sa pratique de la manière suivante : « On essaye d’entendre chacune des deux personnes en présence, l’enfant ou l’ado et son parent. Parfois, on reformule les paroles de l’un pour que l’autre puisse entendre. Il arrive de fait qu’ils soient englués dans des modes relationnels les empêchant de s’écouter. On agit alors comme un décodeur qui traduirait une langue dans une autre. D’autres fois, les rencontres sont tellement chargées émotionnellement, que le jeu intervient comme un tiers apaisant. Chacun peut alors apprendre à appréhender l’autre à travers des modalités différentes de celles employées jusqu’alors ». Et une collègue d’ajouter : « Il n’y a pas toujours de conflits. Il arrive que des enfants sautent dans les bras de leur parent. Nous sommes alors un lieu où ils peuvent se voir à l’abri des conflits. » En somme, l’équipe travaille au cas par cas, et avec la surprise.
Parler de soi pour permettre à l’autre de se dire aussi
L’équipe va exprimer au parent et à l’enfant ce qu’elle ressent, ce qu’elle vit en leur présence. Chacun a le droit, et même probablement le besoin, de se dire et d’être entendu. Le besoin surtout d’être reconnu, dans ce qu’il sent, ce qu’il vit, « nous vous sentons agressifs… nous vous sentons impuissants et démunis devant votre relation… nous sentons de la tristesse, de la colère »…
Parler de soi pour permettre à l’autre de se dire aussi. C’est un travail difficile que de se centrer sur soi pour permettre à l’autre d’être lui. Pour que parent et enfant construisent leur propre relation.
Code de déontologie des services «Espace Rencontres»
Extraits
> Droits des personnes et responsabilités. « Le service ne se substitue pas aux parents dans l’exercice de leur autorité parentale. Les enfants sont sous la responsabilité de leurs parents lorsqu’ils sont dans le service (…) »
> Une intervention limitée dans le temps. « Le recours au service Espace Rencontres doit conserver un caractère exceptionnel et transitoire. Les services «Espace Rencontres» s’inscrivent dans une visée dynamique des relations ».
> Impartialité de l’intervention des lieux d’accueil. « L’Espace Rencontres est un lieu tiers, spécifique, indépendant et différencié des lieux de vie habituels des enfants et des parents. Lorsqu’un intervenant a connaissance d’une situation familiale prise en charge dans le service, en raison de sa pratique professionnelle extérieure au lieu ou de ses relations personnelles, il évitera de prendre part, dans le lieu d’accueil, aux interventions relatives à la situation. Toute prise en charge thérapeutique des usagers par les intervenants des services «Espace Rencontres» est exclue. Les intervenants prennent en compte la diversité des cultures et des modes de fonctionnements familiaux. (…) Dans les conflits opposant les parents ou leurs représentants, les intervenants (…) ne prennent parti ni pour un parent ni pour l’autre ».
> Information et obligation des usagers.
> Confidentialité. « Ce qui se vit dans les services est d’ordre privé. Les enfants et les parents accueillis ont le droit au respect de leur vie privée et familiale (…). Exceptionnellement, le principe de confidentialité peut être levé lorsque les dispositions légales en vigueur y obligent les intervenants ».
> Autonomie des services. « Les instances judiciaires ou administratives qui adressent les usagers au service ne peuvent en aucun cas décider des modalités de fonctionnement de ces lieux. (…) les services peuvent refuser d’engager une intervention (…). Ils peuvent également mettre fin à une intervention (…) ».
> Relations avec les instances judiciaires et administratives. « Les services ne sont pas des lieux d’investigation ou d’expertise. (…) Tout document transmis aux autorités judiciaires ou administratives est communiqué aux parents concernés et éventuellement à leurs avocats ».
> Relations avec les instances intéressées au maintien des relations enfants parents.
> Participation financière des usagers. « Le droit de rencontrer son enfant ne peut en aucun cas être conditionné par l’exigence d’un paiement ».
> Professionnalisme et formation des intervenants.
> Disposition pratiques.
(Extraits de Des lieux de rencontre enfants parents.
Initiative de prévention dans le cadre de la politique de santé de
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