Double cahier Labiso
Périodique N°40
L’asbl Espace Rencontres Hainaut
Pour maintenir le lien enfants parents

Sommaire



 
 
L’Espace Rencontres Hainaut, à Mons, est un lieu de restauration des liens entre parents et enfants. Ils sont actuellement onze en Région wallonne à porter ce nom « Espace Rencontres » (un en Région bruxelloise) comme un label, rappel en tout cas de leur agrément, récemment confirmé par les pouvoirs publics, pour accompagner l’exercice parfois difficile du droit de visite des parents par rapport à leur enfant. Le droit aux « relations personnelles », diront les services.

Chapitre 9 : Les caractéristiques de Mons

Publication inédite (édition in extenso). Langue : français.
Date de publication : 01/12/2004
Etat d'avancement du travail : Terminé.

Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE

Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 26/11/2008 à 10:22
Dernière modification : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 26/11/2008 à 10:24
Dispose des droits sur la publication.

Publication de la page : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 26/11/2008 à 10:41
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Contact : Espace Rencontres Hainaut - A.S.B.L. => contactez-les ici


Tél. : 065 36 28 39
Fax. : 065 36 28 39
Rue des Arbalestriers, 16
7000 Mons
BELGIQUE

 

L’Espace Rencontres Hainaut, en regard du fonctionnement de ses semblables identiquement dénommés, possède quelques traits propres.

Si les heures d’ouverture dédiées aux rencontres (le mercredi après-midi et le samedi) ne lui sont pas spécifiques, d’autres caractéristiques façonnent le visage particulier de Mons. Au niveau de sa structuration, par exemple. Le conseil d’administration de l’ASBL se compose de personnes extérieures à l’équipe de travailleurs. Ceux-ci s’organisent autour d’une coordinatrice et d’intervenants, chacune de ces fonctions ayant des rôles distincts. Ainsi, la coordinatrice n’est jamais présente lors des rencontres parent enfant.

Dans son fonctionnement, l’Espace Rencontres de Mons met l’accent sur le travail collégial. Aucun intervenant n’est attaché à un dossier particulier. Les familles n’ont pas de référent propre. Lors des rencontres, les membres de l’équipe sont au minimum deux dans les locaux. Et ce ne seront pas systématiquement les mêmes intervenants lors des différentes visites d’une même famille. Chaque rencontre fait l’objet d’un bref compte-rendu descriptif à usage interne.

En dehors de son financement par le pouvoir public, le service ne bénéficie d’aucun autre apport. Il est en cela autonome de toute autre institution.

S’adapter au pouvoir subsidiant

Pour les Espaces Rencontres, de nombreux changements de tutelle sont intervenus. Ils ne sont pas sans conséquence sur la définition de leurs modalités d’action.

Du côté de Mons, le service s’adressait au départ à toutes les personnes désireuses de reprendre contact avec un enfant – père, mère, grands-parents ou autres –envoyés par un intervenant tiers comme SOS Enfants, un service de protection de la jeunesse (SPJ), un avocat, etc. ou demandeurs à leur propre initiative.

 Transformations des missions au gré des financements

Les années passant, le service s’est trouvé face aux exigences du Ministère de la Justice, qui conditionnaient les subsides à l’action à la suite d’une procédure judiciaire. Á partir d’octobre 2001, il concentre ses interventions sur les dossiers émanant d’un juge (tribunal correctionnel, tribunal de la jeunesse, tribunal civil, cour d’appel, médiation pénale, juge d’instruction…). Le service veille alors à respecter le cadre de travail fixé et les démarches judiciarisées saturent sa capacité d’accueil. Finis les dossiers « à l’amiable ».

Mais récemment, l’attribution du secteur aux Régions, dans leur volet « action sociale », a re-transformé les missions (voir encadré). Elles sont restées identiques pour tous, comme l’enveloppe budgétaire qui leur est dévolue d’ailleurs, mais ont été élargies à toute demande. Une situation qui fait espérer du côté de Mons que l’on réévalue le financement après un an, en fonction de la masse de travail. En outre, si ces transformations des missions et des financements proviennent essentiellement des aléas politiques, elles ne sont cependant pas sans conséquences sur les réflexions internes à l’équipe. L’aide contrainte, en quelque sorte, est au cœur des discussions.




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