Chapitre 13 : La responsabilité du parent hébergeant
Date de publication : 01/12/2004
Etat d'avancement du travail : Terminé.
Classification : SCIENCES SOCIALES / ASSISTANCE SOCIALE
Publication de l'ouvrage : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 26/11/2008 à 10:22
Dernière modification : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 26/11/2008 à 10:24
Dispose des droits sur la publication.
Publication de la page : Mr. Pierre-Yves Krywicki le 26/11/2008 à 10:44
Bloc HTML non structuré n°37/674#1 - Nombre de téléchargements : 1291/40748
Contact : Espace Rencontres Hainaut - A.S.B.L. => contactez-les ici
Tél. : 065 36 28 39
Fax. : 065 36 28 39
Rue des Arbalestriers, 16
7000 Mons
BELGIQUE
Les explications données et les comparaisons utilisées par l’Espace Rencontres sont peu de choses. Seul le parent hébergeant peut aider l’enfant réticent à tenter l’expérience. Il est en partie responsable du fait que l’enfant accepte de rentrer dans la maison ou refuse d’y mettre le plus petit orteil.
L’Espace Rencontres de Mons n’assume pas la responsabilité des actes de l’enfant tant qu’il n’est pas en son sein. En outre, si les visites sont organisées en respect d’une décision judiciaire, le fait d’amener le jeune jusqu’à la porte au moment convenu ne suffit pas à satisfaire à l’obligation. S’il n’accepte pas de rentrer, on peut considérer que le parent chez qui il vit ne l’a pas présenté. Le parent gardien ne respecte donc pas la décision du tribunal.
Aider l’enfant réticent à tenter l’expérience
L’accueil des
enfants dans le hall est assuré par les intervenants. Le parent visiteur attend
dans une des pièces à proximité. Si la séparation est fort difficile, voire
bloquée, l’équipe intervient avec délicatesse. C’est le parent qui aide son
fils ou sa fille à pénétrer dans la maison. Tant pour des raisons pratiques que
pour ne pas dramatiser davantage la situation, il leur est parfois demandé de
ressortir se calmer et d’en parler à l’extérieur. Ils doivent prendre une
décision claire : l’enfant rentre ou ils repartent. Lorsque la séparation
est pénible, il n’est ni profitable ni utile de prolonger la détresse.
Les questions du conflit de loyauté et de l’aliénation parentale
Certains enfants se trouvent dans un conflit de loyauté à la suite de la séparation et de la mauvaise entente de leurs parents. Ils sont mis dans l’embarras car ils ne veulent décevoir aucun d’eux. Le jeune tiraillé doit tenter de ménager les susceptibilités de chacun. Quitte à dissimuler. Et s’il doit choisir, il préférera souvent celui ou celle chez qui il habite.
Quant à l’aliénation parentale, l’expression renverrait à l’attitude des enfants qui dénigrent l’un de leurs parents de façon persistante, alors que cela ne trouve pas de justification dans les faits. Ces critiques infondées ou exagérées pourraient être une manière pour eux d’exprimer leur choix.
L’approche adoptée se veut concrète
L’Espace Rencontres de Mons n’a pas pour rôle de démontrer ou d’expliquer de tels problèmes. Son travail se centre sur la relation entre le parent et l’enfant durant les entrevues, et consiste à tenter d’amener chacun à y dépasser ses possibles difficultés. L’approche adoptée se veut concrète. L’existence d’un conflit de loyauté ou d’une forme d’aliénation parentale est au plus considérée par l’équipe comme une supposition susceptible d’orienter l’accompagnement des rencontres. Il s’agit exclusivement de mettre en place les conditions les plus favorables au dialogue.
| Tweeter | avec le soutien de la ![]() |
